Le b.a.-ba du marketing B2B

Seule une lettre distingue le marketing B2C du marketing B2B mais pourtant, beaucoup de choses les différencient. Alors même si l’on peut souvent faire des parallèles entre les deux, il est important de connaître les spécificités du B2B.

Le marketing B2B représente l’ensemble des techniques marketing des entreprises qui concentrent leurs activités sur le commerce inter-entreprises. On tient là la première différence majeure avec le B2C dont découle toutes les autres. En B2C, les biens et les services sont destinés à la grande consommation et aux particuliers, on a donc une masse de petits clients. En B2B, une poignée de clients, dit grands comptes, peut représenter une part importante du chiffre d’affaires d’une entreprise.

Compte tenu de cette distinction et du montant des transactions, le processus d’achat est bien plus développé en B2B. Si les consommateurs B2C peuvent céder aux achats compulsifs, ce n’est jamais le cas en B2B. Le processus d’achat s’articule toujours autour de cinq phases majeures :

1. La prise de conscience du besoin

Il vous est possible de contribuer à cette prise de conscience de bien des manières (commerciaux, publicité, contenu) pour prendre une longueur d’avance sur la concurrence.

2. La définition du produit/prestation

Une fois le besoin identifié par le prospect, il va effectuer de premières recherches pour obtenir davantage d’informations et dresser son cahier des charges. Une bonne présence sur le web vous aidera déjà à rentrer dans la liste de considération du prospect.

3. La recherche de fournisseurs et la présélection

C’est la suite naturelle de l’étape précédente, la recherche de fournisseurs ou de prestataires. Encore une fois, votre présence sur le web joue un rôle capital dans cette étape.

4. La négociation

Après avoir sélectionné une poignée de fournisseurs ou prestataires potentiels, le prospect va vouloir négocier pour obtenir le meilleur tarif possible. Si vous arrivez jusqu’ici, c’est que vous avez fait du bon travail et vous pouvez laisser les équipes commerciales prendre le relai.

5. La décision finale

Une fois que le prospect a toutes les informations en main, il va décider si vous êtes ou non l’heureux élu.

Avec un processus si complexe, vous vous en doutez, l’acquisition de clients l’est également. Attendez-vous à ce que chaque acquisition prenne du temps et agissez en conséquence : diffusez du contenu continuellement afin de rester dans l’esprit de vos cibles et multiplier les points de contact. Assurez-vous également que l’ensemble de vos actions soit cohérent. Pour y parvenir, n’hésitez pas à aligner vos équipes de marketing et de ventes : c’est ce que l’on appelle le smarketing. Cette collaboration vous permettra de plus facilement identifier les buyer personas (que votre équipe vente connaît très bien) et améliorera votre taux de conversion. Enfin, ne négligez pas l’importance de la fidélisation. Compte tenu de la difficulté d’acquérir de nouveaux clients, et de leurs importances, vous ne souhaitez pas avoir à renouveler le processus à chaque fois. Évitez donc de considérer vos clients actuels comme acquis et redoublez d’efforts pour vous assurer de leur satisfaction et donc, de leur fidélité

6 conseils pour réussir vos événements virtuels

Depuis mars 2020, les salons virtuels professionnels ne cessent de gagner en popularité. Selon Bizzabo, spécialiste du domaine, 93% des organisateurs d’événements marketing prévoient d’investir davantage dans les événements virtuels à l’avenir. Et pour cause, ils rencontrent un grand succès. En effet, ils sont 80,2% à affirmer atteindre une audience plus grande tandis que 54% des personnes s’inscrivant à un événement y assistent vraiment.

À mesure que le format se démocratise, de plus en plus d’événements sont organisés. Si l’opportunité est intéressante, il faut savoir se distinguer de la concurrence

Nous vous présentons nos 6 conseils pour réussir vos évènements virtuels, et vous distinguer de la concurrence :

1. Collaborer avec les équipes commerciales pour organiser vos événements

Elles pourront apporter leurs idées de sujets et vous aider à identifier les axes de discussion. Par ailleurs, elles pourront vous permettre d’obtenir des feedbacks sur vos événements et savoir quels sujets ont résonné avec votre audience. Comptez également sur les commerciaux pour communiquer sur l’événement et apporter un bon nombre de participants.

2. Permettre à votre audience de s’engager

Lorsqu’une personne participe à un événement virtuel, elle s’attend à une proposition dynamique et à pouvoir s’exprimer. Autrement, elle n’a qu’à lire un rapport pour avoir la même information. N’hésitez donc pas à animer votre événement en multipliant les intervenants, en activant leurs caméras, en proposant des sondages ainsi qu’en terminant votre événement par une session de questions et réponses.

3. Tenir des événements exclusifs en comité réduit

Si vous avez la possibilité d’organiser un événement de grande ampleur, il n’y a pas de raison de s’en priver. Cependant, ces derniers nécessitent d’importantes ressources là où un salon en plus petit comité est plus simple à organiser. Par ailleurs, les participants peuvent apprécier le sens de l’exclusivité et la possibilité de facilement s’exprimer.

4. Concevoir votre propre process
 

L’organisation de chaque évènement vous apportera de l’expérience et des connaissances qui facilitera l’organisation du suivant. N’hésitez pas à utiliser ces connaissances pour concevoir votre propre process. Cela vous permettra non seulement de gagner en efficacité, mais également de concevoir un format dans lequel vos participants réguliers trouveront leurs repères.

5. Réaliser des partenariats avec d’autres acteurs de votre écosystème

En coproduisant un événement virtuel avec un autre acteur de votre écosystème non-concurrent, vous cumulerez vos audiences respectives. Lorsque le sujet s’y prête, ce type d’événement est donc un bon moyen d’élargir votre propre audience. Pensez toutefois qu’il vous faudra probablement échanger les informations des participants avec l’entreprise partenaire.

6. Exploiter l’évènement au maximum

Vous avez fourni énormément d’efforts pour organiser un événement, il serait dommage de ne pas en profiter autant que possible. Pensez à enregistrer l’événement pour pouvoir exploiter ce contenu. Vous pouvez par exemple diffuser l’enregistrement sur votre site web ou publier des extraits sur les réseaux sociaux. Ainsi, votre événement continuera d’alimenter votre stratégie d’inbound marketing pour les jours voir les semaines à venir.

     

     

    Comment établir son plan marketing B2B

    Définir votre ligne conductrice grâce au plan marketing

    Le plan marketing B2B définit et met en place toutes les actions qui vous aideront à atteindre vos objectifs sur une période donnée. Véritable feuille de route de vos campagnes marketing, il vous permettra de vous assurer de la cohérence de l’ensemble de vos efforts et de communiquer efficacement avec vos collaborateurs.

    Les étapes clés pour concevoir votre plan marketing

    1. L’analyse de marché

    Pour commencer, il faut partir au plus large et réaliser une analyse du marché et de la concurrence. Selon votre budget et vos besoins, il est possible de faire appel à un institut d’étude pour réaliser une étude sur mesure, réaliser votre étude vous-même auprès de vos clients, ou tout simplement utiliser les ressources déjà disponibles pour faire votre propre analyse. Vous pouvez notamment utiliser la méthode SWOT, véritable b.a.-ba du marketing. Pour rappel, cette méthode consiste à établir un diagnostic interne (forces et faiblesses) et externe (menaces et opportunités) de la situation. Lister ces différents éléments vous aidera à prendre de la hauteur sur la situation et à ne rater aucune piste. Envisagez également de réaliser un benchmark approfondi de la concurrence, pour vous aider à mieux vous situer vis-à-vis de ces derniers et ainsi comprendre comment est perçue votre société, ainsi que son positionnement.

    2. Fixer vos objectifs

     

    Une fois cette première étape terminée, vous devriez en savoir plus sur la direction que vous souhaitez prendre. Il est désormais question de se fixer des objectifs. Attention toutefois à ne pas tomber dans le piège de l’objectif trop ambitieux ou trop vague. Pour l’éviter, rien de tel que la méthode SMART : Specific, Measurable, Achievable, Relevant et Time-Bound – ou en français : Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste et Temporellement défini. En utilisant cette méthode vous serez assuré de pouvoir traquer vos progrès afin de voir si vous êtes sur la bonne voie pour atteindre vos objectifs.

    3. Définir votre cible

     

    La prochaine étape est de définir vos cibles commerciales, c’est-à-dire quels sont leur rôle, leur profil sociaux démographiques, leurs défis, leurs objections, mais également leurs objectifs professionnels. Connaître tous ces éléments ainsi que leurs canaux de communication préférés, vous aidera à mettre en place vos actions.

    Une fois cette étape terminée, il vous faut définir votre plan d’action, à savoir l’ensemble des leviers marketing que vous allez utiliser : création de contenu, référencement naturel, réseaux sociaux, emailing, campagnes de publicité, etc. : les leviers sont nombreux et ont chacun leurs forces et faiblesses. Pour en savoir plus sur ces derniers vous pouvez lire nos articles dédiés.

    4. Planification et budgétisation
     

    Les deux étapes suivantes sont directement liées à la conception du plan d’action, il s’agit de planifier le lancement de vos actions et d’établir un budget. Et pour cause : pour savoir quelles actions vont être réalisées il faut connaître votre budget, et pour établir votre planning, il faut savoir quelles actions vous allez réaliser.

    5. Définir vos KPI (Key Performance Indicator)

    Il ne vous reste alors plus qu’une étape, et pas des moindres : la définition des KPI à suivre. Sans KPI, impossible de savoir si vos efforts portent leurs fruits ou non, et autant dire que personne n’aime naviguer à l’aveugle. Tous les canaux de communication regorgent de KPIs intégrés : Google Analytics, le taux d’ouverture d’un mail, l’engagement sur les réseaux sociaux, etc. Vous n’avez donc qu’à faire votre choix en fonction de vos objectifs et des leviers marketing que vous utilisez.

    Vous voilà désormais prêt à lancer votre plan d’action en accord avec votre plan marketing. Gardez à l’esprit que même si établir un plan marketing est une tâche fastidieuse, il n’est pas gravé dans le marbre pour autant. Si vous constatez que vous vous éloignez de vos objectifs, n’hésitez pas à l’adapter.

     

     

    Comment et pourquoi mener des études marketing ?

    Définir une stratégie marketing

     

    Si l’on parle souvent de marketing opérationnel en B2B, il ne faut pas pour autant négliger la partie stratégie. Comme son nom l’indique, l’objectif est de définir ou de redéfinir la stratégie de votre entreprise afin de l’adapter aux besoins du marché. Pour vous guider dans cette tâche, vous pouvez vous reposer sur le marketing research, notamment sur des études consommateur. Ces dernières sont bien connues dans le monde du B2C, car elles sont plus simples à réaliser avec des produits de grande consommation. Elles s’avèrent toutefois très utiles dans le monde du B2B et vous apporteront une meilleure connaissance de vos clients, qui vous permettra à la fois d’améliorer votre stratégie marketing, mais aussi d’aiguiller la conception de vos produits ou solutions.

    Recueillir des insights

    S’il y a bien un mot à retenir en marketing research, c’est le mot insight. L’insight, c’est une constatation rendue possible grâce à la perception d’un consommateur qui permet à une entreprise de cibler une situation en particulier. En marketing research, on mène des études afin d’en tirer des insights sur les consommateurs et sur le marché. Ces études peuvent être menées par des instituts spécialisés, mais cela peut rapidement être très coûteux. Si vous avez des attentes et un budget plus faible, vous pouvez également mener des études en interne à l’aide de votre base CRM. Gardez toutefois à l’esprit que ce travail nécessite des compétences bien particulières et qu’il est préférable d’avoir un collaborateur spécialisé.

    Une étude marketing peut vous apporter une grande variété d’informations en fonction de vos objectifs : comprendre comment votre marque est perçue,  ce que vos clients veulent, qui sont vos concurrents, mesurer la satisfaction de vos clients, découvrir la customer journey ou comment vos clients ont découvert et acheté votre produit ou service, ainsi qu’établir des personas qui vous aideront à concevoir vos campagnes marketing.

    Définir vos objectifs

    Il est capital de bien définir votre objectif et de ne pas trop vous disperser au sein d’une même étude. Définissez votre besoin en profondeur afin de ne rien oublier. Il serait dommage de ne pas obtenir une information utile simplement car vous n’y avez pas pensé dans la conception de votre étude. L’objectif de l’étude va également définir la méthodologie à suivre : qualitative ou quantitative. Une étude qualitative peut consister en un questionnaire à questions ouvertes, mais il s’agit le plus souvent de discuter directement avec les répondants afin de collecter leur opinion. Ce type d’étude permet d’obtenir des informations très détaillées, mais cela peut prendre du temps et l’analyse est plus difficile, car les résultats ne sont pas chiffrables. Il est impossible de savoir si les opinions que vous avez collectées sont partagées par nombre de vos clients ou simplement par une minorité. Ce type d’étude est donc idéal pour aborder un sujet sur lequel vous n’avez que peu de connaissances afin de comprendre ce qui se passe et d’obtenir des pistes qui ouvriront votre réflexion

    Au contraire, une étude quantitative démarre d’une sélection de pistes et vise à les vérifier et les quantifier. Ici, vous guidez les répondants avec des questions prédéfinies et des réponses fermées. Cela vous permet de vous assurer que les réponses sont standardisés et qu’elles pourront être mesurées. Vous pourrez ainsi en tirer des KPI sur lesquels appuyer vos décisions

    Une fois que vous avez défini vos objectifs il ne vous reste plus qu’à concevoir un questionnaire dans le cadre d’une analyse quantitative ou le déroulé des interviews dans le cadre d’une analyse qualitative. Vous pouvez ensuite envoyer votre questionnaire à votre base CRM, commencer à collecter des réponses et les analyser afin d’en tirer les précieux insights. Il ne vous reste plus qu’à les exploiter afin d’améliorer la stratégie de votre entreprise !

     

    Concevoir un buyer persona

    Cibler et personnaliser vos campagnes marketing grâce au buyer persona

    Concevoir un buyer persona peut s’avérer très utile pour personnaliser vos campagnes marketing. Le buyer persona est une personne fictive, dotée d’attributs et de caractéristiques sociales et psychologiques qui représentent un groupe cible. Cela inclut entre autres l’âge et donc la génération, la profession, le secteur ou encore les objectifs. Ce sont autant d’informations qui vous aideront à cibler avec précision une population afin de garantir les meilleurs résultats. 

    Définir qui sont vos buyers personas

    Vous l’aurez compris, le buyer persona peut être un allié précieux, à la fois pour vos équipes marketing comme pour vos équipes commerciales. Voyons comment construire un persona. Plusieurs étapes sont primordiales pour faire de votre persona la base de toutes vos interactions clients. 

    Dans un premier temps, vous devez vous demander qui sont vos clients et comprendre leur processus de décision et challenges au sein de leur marché. Ensuite, prenez le temps de contacter des décisionnaires afin d’en apprendre plus. Vous pouvez contacter directement vos clients, mais également utiliser votre réseau et chercher des profils sur LinkedIn. N’hésitez pas à envoyer de nombreux messages, même si le risque de rejet est élevé, il suffit de quelques répondants pour pouvoir concevoir vos personas.

    Identifier leurs attentes

    Une fois que vous avez trouvé un répondant, posez lui des questions afin d’en apprendre autant que possible sur les sujets importants pour vous. Cela inclut notamment : 

    • Leur rôle
    • Leurs responsabilités
    • Leurs objectifs
    • Leurs difficultés et comment votre solution pourrait les aider ? 
    • Leurs partenaires en interne et qui sera concerné par votre offre ? 
    • Qui d’autre prendra part au processus de décision et d’évaluation et quel sera leurs rôles ?
    • Quelle place prendra votre solution dans leur entreprise ?

    Construire une personnalité à vos buyers personas

    Pour dresser un profil type, il faudra définir une identité comportementale à votre buyer persona.

    Interrogez-vous sur l’histoire de votre persona, ses hobbies et ses activités. Posez-vous les questions : quelle est sa relation avec mon entreprise, est-il déjà client ? Quels sont ses motivations pour faire appel à mes prestations ? Qu’est-ce qui le retient d’acheter mes solutions ?

    Concevoir le persona 

    Toutes ces questions vous aideront à la fois à concevoir vos buyer personas, mais également à comprendre qui sont leurs partenaires en interne et quel est leur rôle. Une fois que vous les avez posées à un certain nombre de décisionnaires, il ne vous reste plus qu’à les segmenter en fonction des résultats. Si vous observez des similitudes entre les réponses de plusieurs répondants, cela signifie qu’ils peuvent être représentés par un même buyer persona. En fonction du niveau de précision que vous souhaitez, vous pouvez vous contenter des informations les plus importantes ou bien aller plus loin dans le détail et diviser un buyer persona en deux en fonction de caractéristiques supplémentaires qui diffèrent entre les deux. Encore une fois, cela dépend de vos besoins.